1 February 2007

« Ne le dis à personne » de Harlan Coben

Harlan Coben / Ne le dis à personneCela faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de lire un bouquin (au plus grand désespoir de ma femme) et, a fortiori, que je n’avais pas lu (que dis-je ? dévoré !) un aussi bon roman policier que “Ne le dis à personne” de Harlan Coben.

Pour les plus cinéphiles d’entre vous, il s’agit du roman dont a été tiré le film éponyme réalisé par Guillaume Canet à la fin de l’année dernière (avec François Cluzet). La bande annonce m’avait particulièrement emballé et j’avais très envie d’aller voir le film à sa sortie en salle. Malheureusement, faute de temps, je n’avais pas pu y aller et ma femme (qui désespérait de me voir lire) m’a alors offert le bouquin. N’ayant pas plus de temps à accorder à la lecture qu’aux sorties ciné, c’est sans grande conviction que j’ai commencé à lire les premières pages du roman. Et là, alors que j’étais aussi vigilant qu’une huître dans un plateau de fruits de mer un soir de réveillon, l’intrigue m’a littéralement chopé à la gorge, telle un pitbull dressé pour le combat, et ne m’a pas laché jusqu’à la dernière page. J’ai englouti les 400 pages à une vitesse dont je ne me savais même pas capable (Ma femme non plus, d’ailleurs ! Elle qui ne manque jamais une occasion de se gausser de la lenteur avec laquelle je lis).

Résumé rapide de l’histoire : Elizabeth, la femme de David Beck, pédiatre à New York, est mystérieusement enlevée un soir alors qu’elle se baigne dans un lac avec son mari. Son corps mutilé est retrouvé quelques jours plus tard au bord d’une route aux alentours du lac. Pour la police, les indices ne laissent planer aucun doute : elle a été la énième victime d’un tueur en série qui est arrêté et emprisonné quelques temps après. Huit ans passent, jusqu’au jour où le pédiatre, qui n’a jamais vraiment fait son deuil, reçoit un mail étrange dans lequel plusieurs éléments lui laisse penser qu’il a été envoyé par sa femme. Dans ce mail, il lui est demandé de se rendre, à une heure précise, sur une page web. Lorsqu’il se rend sur cette page à l’heure dite, il y découvre les images d’une webcam à partir de laquelle il peut voir en direct le flot continu d’anonymes sortant d’une bouche de métro dans une mégapole qu’il ne reconnait pas. C’est alors qu’un visage familier se montre face à la caméra : celui d’Elizabeth, son épouse qu’il croyait morte depuis si longtemps. Commence alors pour lui une véritable course poursuite qui lui permettra de répondre aux nombreuses questions qu’il se pose alors : Elizabeth est-elle bel et bien vivante ? Pourquoi ne s’est-elle pas manifestée pendant ces longues années et pourquoi le contacte-t-elle maintenant avec tant de prudence ? Comment et pourquoi lui a-t-on fait croire qu’elle était morte ?

L’intrigue, véritablement bien ficelée et pleine de rebondissements, vous tient en haleine pendant tout le livre. Un très bon roman qui me donne encore plus envie de voir le film qui en a été tiré. Seul petit bémol : la dernière pièce du puzzle, ultime rebondissement des 2 dernières pages qui est censé prendre le lecteur par surprise, s’emboîte difficilement dans les autres pièces de l’ouvrage. Pire, elle rend presque l’ensemble incohérent et peu crédible alors que tout s’imbriquait si parfaitement. Sans doute le rebondissement de trop, celui qui n’apporte rien (si ce n’est rendre perplexe le lecteur) et dont l’auteur aurait pu s’abstenir. Toutefois, ce petit détail ne gâche en rien le plaisir que l’on a à lire ce bouquin. Avis au amateurs !

Ma note: ***** (4,5/5)

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3 commentaires

1.
 Isa — 3 February 2007 à 22:14

Je t’acheterai le DVD après t’avoir acheté le livre… eh oui, il ne faut pas oublier que c’est grâce à moi que tu as passé un bon moment et renoué avec la lecture!!

2.
 Stéphane — 7 April 2007 à 09:13

Hello Bruno,

J’ai bien aimé aussi et j’ai d’ailleurs enchaîné sur d’autres livres du même auteur comme ‘Disparu à jamais’. Bon, c’est quasiment un clone, on change juste les noms des personnages… dommage…

3.
 Bruno — 7 April 2007 à 09:47

Salut Stéphane :)

Moi aussi, j’ai enchaîné sur “Disparu à jamais”, mais je n’ai pas accroché. Je l’ai trouvé assez lent à démarrer (contrairement à “Ne le dis à personne”) et je n’ai pas été au-delà des premiers chapitres. Je re-essaierai peut-être plus tard, quand j’aurais un peu plus de temps (et de patience).

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